3 bonnes raisons d’apprendre à jouer d’un instrument de musique à l’âge adulte.

En 2017, j’ai décidé d’apprendre à jouer d’un instrument , comme dit le proverbe , « mieux vaut tard que jamais !» . Je me      suis donc mise au piano !

Si je ne suis pas encore devenue Alicia keys , et si je ne suis pas non plus prête à donner mon premier concert , la pratique du piano m’a enseigné des petites choses que je souhaiterais partager avec vous pour vous encourager vous aussi à apprendre à jouer d’un instrument . Voici mes trois bonnes raisons d’apprendre à jouer d’un instrument de musique.

 Raison numéro 1 :  Continuer à se former

On a tendance à penser qu’une fois nos diplômes acquis, notre permis de conduire en poche et notre insertion professionnelle faite il n’est plus nécessaire d’apprendre quoi que se soit d’autre.

J’aimerais vous dire que c’est faux ! La pratique de la musique et plus particulièrement du piano m’a formée à tout autre chose .

Continuer à apprendre est selon moi bon pour l’esprit et vous permettra de dévelloper vos capacités cognitives. Cela vous ouvrira égalementdes portes sur des mondes que vous n’imaginez même pas .

Lorsque j’ai commencé mes cours de piano il y a trois ans de cela , j’ai eu à écouter de la musique classique , des berceuses , je suis devenue encore plus friande de jazz j’ai appris à reconnaître les instruments en écoutant un simple morceau , j’ai engrangé de nouvelles connaissances et cela m’a gardé proche de l’apprentissage et de la recherche de la connaissance.

Rechercher la connaissance sans cesse , cela aide à compléter sa construction personnelle.

 Raison numéro 2 :  Pratiquer la persévérance

Soyons honnête, apprendre à jouer un morceau de piano ne se fait pas en deux coups de cuillères à pot ,Il faut de la PER-SE-VE-RANCE !

Hé oui ! Si vous souhaitez briller en famille ou devant vos amis en interprétant votre premier morceau , vous allez devoir faire preuve de patience et pratiquer très ,très, très souvent .

Voilà une bonne occasion de mettre en pratique cette persévérance que bien souvent nous abandonnons un petit peu trop vite dès qu’une activité semble nous résister .

Nous oublions ce processus par lequel nous sommes tous passés enfant lorsque nous apprenions à marcher, cette persévérance qui nous a permis de nous mettre debout et de ne pas rester à l’état de bébé à quatre pattes en couche !

De l’apprentissage du solfège en passant par la lecture de la partition sans parler de la lecture rythmique , du travail à la main droitet ensuite à la main gauche puis mains ensemble , vous avez déjà une petite idée du temps qu’il vous faudra pour maitriser un morceau du début à la fin et profiter du résultat.

La persévérance fait partie de ces vertus qu’il nous faut absolument déployer pour traverser cette vie , alors autant la travailleren rythme , non ?

Raison numéro 3 : Vous donner une bonne raison d’être fière de vous même                                                

Croyez en mon expérience, je n’aurais jamais cru être capable de jouer du piano lorsque j’écoutais ma sœur pratiquer son instrument au moins 1 heure tous les matins.

Se créer des occasions d’être fière de soi , franchir des paliers alors que l’on se pensait incapable de le faire parce que trop vieille, trop occupée, pas assez ceci ou cela, voilà ce que vous permettra la pratique d’un instrument à l’âge adulte.

J’irai d’ailleurs plus loin , au-delà de la fierté ce sont aussi de grandes joieque vous apporteront ces petites réussites que vous n’aviez pas vu venir .

Je me rappellerai toujours la fois où ayant appris un rythme particulièrement difficile j’avais réussis à l’appliquer dans un nouveau morceau en pratiquant sans relâche !

J’étais trop , trop fière !

Alors, allez y ! Lancez vous ! Choisissez votre instrument ou si vous en avez déjà un , partagez en commentaire ce que cela vous apporte . Il y a beaucoup à y gagner personnellement croyez moi !

 

Quest : Une famille américaine

quest-films

 

France télévision propose depuis le mardi 14 novembre 2017 une nouvelle case documentaire , 25 nuances de doc.

Chaque mardi , les téléspectateurs sont invités à découvrir un nouveau documentaire français , européens ou d’ailleurs.

Mardi 10 Avril , 25 nuances de doc a proposé  « Quest ».

Réalisé par Jonathan Olshefski entre 2008 et 2018 , le documentaire raconte le quotidien poignant d’une famille afro-américaine les Rainey dans les quartiers nord de philadelphie.

Le documentaire a d’ailleurs été projeté au prestigieux Sundance festival.

We are family

Quest suit les tribulations de la famille Rainey sur 10 ans. Les Rainey , c’est une famille américaine recomposée on y trouve le père Christopher «Quest » la mère Christine’a « Ma Quest » et leur fille Patricia « PJ ».

Fatigués des relations difficiles et des déceptions amoureuses Christopher et Christine’a tous deux désireux de vivre une relation stable avec un partenaire solide décident de former un couple et d’avancer ensemble dans la vie.

Déjà parents de grands enfants, ils auront ensemble une fille Patricia « P.J ».

Le documentaire s’ouvre d’ailleurs sur les images de leur mariage.

Les Rainey vivent dans les quartiers nord de Philadelphie , quartiers majoritairement afro-américains gangrénés par la violence et le chômage.

Christopher plus connu sous le pseudo de « Quest » occupe des petits boulots mais tient surtout un studio dans le sous-sol de sa maison ,studio de musique rap devenu au fil du temps un lieu clé de la communauté .

Depuis déjà un petit peu plus d’une vingtaine d’année, les jeunes du quartiers viennent y poser leur rap, s’exprimer.

Son épouse Christine’a, occupe un petit boulot dans un refuge pour femme  .

C’est dans cet univers difficile qu’évolue la famille Rainey, univers dans lequel il vont démontrer tout le courage , l’amour , la sagesse et la force dont l ‘être humain est capable.

Christopher "Quest" Rainey, Christin'a "Ma Quest" Rainey, PJ Rainey

Strengh , courage and wisdom

Tout commence pour les Rainey le jour où Jonathan Olshefski, jeune réalisateur blanc ,rencontre le frère de Quest qui lui propose de découvrir le studio tenu par son frère.

Dans un premier temps , méfiant vis à vis de ce jeune blanc curieux de découvrir son univers, Quest va au fil du temps se lier d’amitié avec Jonathan qui va d’abord prendre des clichés de la vie en studio et décider par la suite de réaliser un documentaire sur le quotidien de cette famille noire issue de la classe ouvrière.

Prêt à sortir le film au bout d’une année c’est finalement 10 ans d’images que réunira Jonathan Olshefski avant d’aboutir au documentaire diffusé sur France 2.

Si le film est très riche , ces dix années elles, n’auront pas été de tout repos pour les Rainey qui auront du faire face au cancer , aux problèmes d’argent et à la violence dans la communauté dont sera victime leur fille « PJ »

Une leçon est à retenir de ce film , l’être humain est résilient et tout est surmontable si on veut bien faire preuve de courage, de sagesse et surtout si l’amour est présent.

99 problems

En toile de fond du documentaire l’on retrouve les problèmes auxquels doivent faire face bon nombre de communautés afro- américaine à travers les Etats-unis.

Parmi les questions que j’ai pu recenser, celle évidemment de la violence des gangs qui oblige les populations à ne pas s’aventurer hors de certains territoires.

On peut également mentionner celle de la paternité , Quest donne une image du père afro -américain trop peu souvent mise en avant ,il est présent pour sa fille et sa famille peut compter sur lui.

La communauté et ce que peuvent faire les uns pour les autres constitue également une problématique à part entière , la famille Rainey et Quest en particulier tente tant bien que mal d’apporter sa pierre à l’établissement d’une communauté forte et prête à affronter les difficultés .

Elle permet ainsi au plus jeunes de mener une activité saine au travers de la musique.

L’argent , le manque de moyen est également l’une des questions soulevée , la famille Rainey n’étant pas riche, l’absence d’argent se fait parfois sentir et Christine’a ’hésite pas à en discuter face caméra avec sa fille.

Ce documentaire criant de vérité , capture directement et sans voix off le quotidien d’une famille, il fait partie de ces films brut loin du glamour à tout prix et érige une  famille ordinaire en modèle .

Please don’t stop the music

Si vous lisez cet article attentivement , vous aurez remarqué que les différents paragraphes portent le nom d’une chanson.

En effet , la musique est le second protagoniste de ce magnifique documentaire . C’est par le rap que Quest tente d’aider les jeunes de sa communauté et le film est rythmé par les essais de rappeur en herbe chez Everquest recording le studio tenu par Christopher.

La musique du film est elle-même issue de ce studio.

25 nuances de doc a une page youtube sur laquelle les documentaires diffusés à la tv seront bientôt disponibles.

 

 

 

 

 

Sonny Troupé-Grégory Privat que le lumière soit!Et la lumière fut !

luminescence_585Voilà déjà quatre mois de cela, Luminescence est né. Le 26 Janvier précisément.
Faire -part de naissance tardif direz-vous ,effectivement Luminescence a depuis bien grandi.

      Petit pense-bête

SAM_0030                                Grégory Privat et Sonny Troupé le 30 Avril dernier à St Lazare

Il y a déjà de cela bien longtemps que j’aurais du vous parler de Luminescence mais submergée par les nombreuses sorties musicales des mois de Mars et Avril j’ai omis de consacrer quelques lignes à cette collaboration que j’ai pourtant beaucoup attendue.

Le 30 Avril dernier, la journée internationale du jazz s ‘est chargée de me la remettre à l’esprit.

Le pianiste Grégory Privat et le percussionniste Sonny Troupé faisaient en effet partis des artistes choisis par les organisateurs de la manifestation pour célébrer le jazz à Paris.

A 10h 35 ils ont ainsi investis la gare St lazare, Grégory Privat sur le piano qui d’habitude est occupé par les pianistes de tout bords de passage dans la grande gare du 8 ème arrondissement, Sonny Troupé accompagné de son fidèle  ka.

Curieux, mélomanes et amateurs en tout genre ont pu s’en donner à cœur joie et se laisser happer par l’enthousiasme des deux musiciens .

Une communication entre deux entités

La genèse de cet opus réside dans le morceau « on piano épi an ka » ,morceau figurant sur le premier album de Grégory Privat «  Ki koté ».

Déjà à l’époque(2011) les deux instruments que sont le piano et le ka de la Guadeloupe se répondaient , se cherchaient, se narguaient presque , s’imitaient.

Conscients de la singularité de cette conversation ,les deux musiciens ont donné naissance à Luminescence et ont ainsi décidé de la poursuivre .

Une véritable fusion

Si l’album des deux artistes s’intitule Luminescence c’est parce qu’il est placé sous le signe de la lumière.

Le titre éponyme « Luminescence » évoque un lever du jour , une entrée en matière , le début de quelque chose.

la technique de jeu de Sonny troupé rappelle celles des plus grands tambouyés de Guadeloupe, elle se veut parfois plus singulière et fait du ka un instrument mélodique.

De même le piano ,instrument généralement mélodique se réinvente et devient percussion.

Les deux instruments s’apportent mutuellement, se complètent et de l’écoute de ce duo se dégage une véritable harmonie à l’image de celle qui réunit les deux musiciens qui sont aussi de véritables amis.

Quand le jazz se rapproche de la Caraïbe

Luminescence est profondément empreint de l’héritage caribéen des deux artistes , originaire pour l’un de la Martinique et pour l’autre de la Guadeloupe.

Six des dix titres qui composent l’album portent d’ailleurs des noms en créole(Pasaj, Zéklè , Zendyen …).

Le jazz y est aussi fortement présent, l’auditeur assiste  à un mariage réalisé avec finesse , à une discussion entre deux musiques qui se retrouvent avec plaisir pour nous faire entendre le jazz caribéen d’aujourd’hui.

Certains morceaux sont assez clairs dans l’émotion qu’ils véhiculent mais d’autres laissent place à un mystère envoûtant .

Dans « ki tan » ainsi que dans le dernier morceau intitulé « improvisation in Meudon » les notes semblent sorties de nulle part et font la joie de l’auditeur pris dans un tourbillon d’émotions.

La scène et la complicité

Je terminerais en vous invitant à aller voir vivre cet album sur scène.
Toutes les revues du monde ne suffiront pas à décrire une musique qui s’épanouit devant le public au travers des improvisations que proposent ses auteurs.
Les deux artistes font de la scène le lieu de vie de leur art mais laissent aussi libre court à leur complicité. Ils se cherchent, se lancent des défis et laissent émaner cette luminescence du nom de laquelle ils ont baptisé ce projet en commun qui espérons le ne sera pas le dernier.

Olana