G. créatrice de mon endo à moi (partie 2)

Deuxième partie de mon échange avec Gwenaelle la créatrice de monendoamoi.fr.

Dans cette seconde partie , il est question de l’incidence de l’endométriose sur le quotidien, du fait de parler librement de son intimité et de la nécessité pour tous de s’informer pour mieux appréhender les conséquences de la maladie.

Bonne lecture!

5- Quel pourrait être selon toi l'impact du témoignage de toutes les femmes (12 me semble t il)  qui ont accepté de se livrer ?

Pour être honnête, c’est quelque chose que je n’arrive pas encore à mesurer.

L’impact sur elles-mêmes ? j’espère qu’il est bénéfique, car j’ai conscience que c’est un exercice difficile. J’espère que ça a pu leur faire du bien d’en parler librement. Sans avoir peur d’être jugée ou incomprise.

L’impact sur les lecteurs? J’espère que ça permet aux personnes qui lisent le témoignage de mesurer l’incidence que l’endométriose peut avoir sur une vie, au quotidien, j’espère que la personne qui lit arrive à se mettre dans la peau de la personne qui raconte,  qu’elle comprend ses questionnements, au moins le temps de la lecture.

Le must pour moi serait que chacun des témoignages soit comme une petite graine plantée pour aider à une prise de conscience collective,que plus de personnes sachent de quoi il s’agit et ce que ça implique.

 

6- Que dirais tu à une femme porteuse d’endométriose pour l’encourager à témoigner sur monendoamoi.fr ?

J’ai donné plus haut plusieurs arguments qui pourrait la convaincre. Mais je comprends aussi la difficulté que cela peut représenter de se livrer sur ces sujets. J’aime parler de « processus » concernant l’Endométriose. Pour en parler il faut le vouloir, mais surtout il faut être prête et ne pas se mettre de pression supplémentaire.

Sur le site la rubrique s’appelle « Je témoigne ». Mais témoigner, c’est juste s’exprimer. On n’est pas obligé de raconter toute son histoire de A à Z pour témoigner. Il n’y a pas de témoignages trop courts, ou trop longs. On peut également « témoigner » plusieurs fois. En fait c’est juste un espace où chacun.e peut venir et parler librement d’endométriose. Ça peut être pour une anecdote, un fait marquant. Parler uniquement d’un seul aspect (le diagnostic, la chirurgie…). Exposer une situation et poser une question, exprimer ses doutes.

7- Les proches , les soignants et tout l’entourage des endogirls est aussi appelé à témoigner de son vécu .Est-ce une manière de dire que tout le monde est concerné ?

Oui, J’aurais aimé diffuser plusieurs éclairages : d’hommes, de femmes, de pères, de frères, d’amies, de très jeunes, de plus âgés.

Parce qu’à mon avis, tout à fait : tout le monde est concerné.

Premièrement parce que les conséquences peuvent toucher l’entourage, qui assiste aux crises invalidantes. L’infertilité touche au couple.

Et tout le monde est concerné, car quelqu’un qui aujourd’hui pense ne pas du tout être concerné peut le devenir demain :

– on peut demain avoir une fille (une belle-fille) atteinte de la maladie, il faudra être en mesure d’en parler, de l’aider à être diagnostiquée le plus tôt possible par exemple

– apprendre que c’est ce dont souffre son amie/sa collègue depuis tout ce temps, donc être en mesure d’aborder le sujet avec elle

– vouloir un enfant demain et découvrir que même si jusque là on ne présentait AUCUN symptôme, en réalité on est atteinte de cette pathologie

Plus on en parle, plus on s’informe, mieux on appréhende ce genre de situation. C’est pourquoi j’aimerais donner une voix à un maximum de personnes.

8 – Souhaites tu donner une suite à mon endoamoi.fr ?

J’ai évidemment beaucoup d’idées (de posts, de concept, d’actions..). L’évènement (prévu fin mars) sur la thématique du Corps de femmes a été annulé à cause de la pandémie. J’espère que c’est quelque chose qui pourra avoir lieu à une date ultérieure.

Mais globalement, il est encore tôt pour parler de suite concernant le site. J’attends de collecter le maximum de participations au Questionnaire, pour pouvoir exploiter les données et vous les partager avec plaisir. Car le quizz c’est l’essence même de ma démarche.

N'hésite pas à rajouter tout autre chose à propos de ton projet.

Je te remercie de t’être intéressée à Mon Endo à moi. Ça a été un plaisir d’en parler plus en profondeur. Merci à tout ceux et celles qui ont pris le temps de lire, d’aller regarder de quoi il s’agit et de partager autour d’eux.

 

Merci à Gwenaelle pour toutes ses réponses n’hésitez pas bien évidemment à vous rendre sur monendoamoi.fr

 

 

 

 

G. créatrice de mon endo à moi(partie 1)


Diagnostiquée porteuse d’endométriose en 2010, c’est avec émotion que je suis tombée sur monendoàmoi.fr une plateforme dédiée aux femmes atteintes de la maladie ainsi qu’à leur entourage.
L’endométriose , c’est cette maladie gynécologique qui touche une femme sur 10.
Elle se manifeste par le développement hors de la cavité utérine de tissu semblable à celui de la muqueuse de l’utérus appelée endomètre.
Cette maladie parfois cause d’infertilité, est souvent handicapante et douloureuse et bouleverse le quotidien de million de femmes dans le monde.
Gwenaelle , la créatrice de monendoàmoi.fr a gentiment accepté d’être le premier portrait de j’partage.fr .
Rencontre avec une jeune femme discrète (elle a préféré garder l’anonymat) à l’origine d’un beau projet qui permet de recueillir des données sur la maladie mais qui permet également à d’autres femmes ainsi qu’à leur entourage de partager leur histoire avec leur « endo » .

1- Pourrais tu te présenter(ton prénom , ta profession , les choses que tu aimes ) et nous parler de ton parcours avec l’endométriose?

Bonjour, je suis une jeune femme antillaise de 28 ans. Je réside en Guadeloupe et travaille dans un commerce. J’aime beaucoup la simplicité : les moments de convivialité avec mes proches, à discuter, manger et rire aux éclats pendant des heures.

Alors mon parcours avec l’endométriose… Par où commencer? Comme beaucoup j’ai toujours eu des règles très douloureuses (lol schéma classique j’ai envie de dire…). Sauf qu’un soir j’ai eu une douleur inexplicable, particulièrement aigüe en dehors de ma période de règles. Une douleur m’empêchant de me tenir debout, de dormir, de bouger. Le médecin généraliste suspectait plusieurs possibilités (crise d’aérophagie, infection urinaire ou des kystes). Arrêt maladie puis Prescription d’une écho pour vérifier la cause de la douleur. Verdict : ce sont des kystes. Des quoi? Effrayée déjà par le mot « kyste », moi qui n’ai jamais aucun problème de santé. La gynéco me dit qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter, c’est très courant : elle me prescrit une IRM « juste » pour vérifier la nature des kystes, voir s’ils sont fonctionnels (donc « pas grave ») ou organiques (« à opérer »). Six mois plus tard (délais local pour effectuer cet examen), je passe enfin l’IRM et c’est en lisant le compte rendu que je fais connaissance avec le mot « endométriomes ». Le suffixe -ome me fait directement paniquer : ça ressemble quand même à mélan »ome », fibr »ome ». Est ce que ça veut dire que je vais mourrir?! A la lecture du compte-rendu ma gynéco écarquille les yeux et me dit : « Ma belle je te fais un courrier, je t’adresse à mon confrère pour qu’il t’opère en urgence la semaine prochaine »… Voila c’est là que débute mon parcours : embrasser le statut de « patiente », femme « atteinte », de « malade ». Maladie quoi? Chronique? Ça veut dire toute la vie?

Tout mon être refuse, déni total. J’enchaine une multitudes de rendez-vous chez plusieurs spécialistes (sur place en Guadeloupe, en Martinique), parce que je veux être sure, je veux absolument d’autres avis, je veux comprendre ce que c’est, ce que j’ai, ce que ça implique, ce qu’il est conseillé de faire.

Les mois passent… les douleurs continuent. Les kystes commencent à se voir à l’oeil nu (« dos d’âne » au niveau du bas-ventre quand je suis allongée). Puis j’obtiens un rdv sur Paris avec un gynéco spécialiste de l’endométriose. Alors que je pense faire un aller-retour pour cette consultation, ce gentil petit monsieur me parle d’endométriose « sévère -stade 4 » (hein ?), de « choses » de la taille d’une mandarine (quoi?) sur l’ovaire gauche et d’un pamplemousse sur l’ovaire droit qui aurait dû m’empêcher de voyager. Il m’annonce gentiment qu’il m’opère en urgence dans les prochains jours selon les dispo du bloc (QUOI?). Donc il faut prévoir une convalescence d’environ 1 mois et demi, sans pouvoir voyager pour rentrer chez moi.

Voila mon parcours avec l’endométriose (du moins la partie qui m’a le plus marqué). Je tiens à planter ce décor, et donner ce niveau de détail au niveau du diagnostic et de l’approche que l’on peut avoir. Cette nécessité de parfois devoir partir à 8000 km pour être prise en charge, quand on réside en Guadeloupe ou en Martinique.

2- Comment est né mon endoàmoi.fr ?

Difficile de répondre.

A mon avis, c’est l’aboutissement d’un processus d’acceptation. 3 ans après le diagnostic : accepter et en faire quelque chose de positif.
En vrai, Mon Endo à moi, c’est né de plusieurs constats :

– Quand j’étais dans ma période d’incompréhension, de « déni », je n’osais pas en parler avec mes proches, pensant que ça ne les intéressait pas, ou qu’ils ne comprendraient pas, mais je voulais des réponses. J’aurais aimé trouvé des espaces d’échanges, des avis de personnes concernées. Si possible avec les mêmes problématiques ultra-marines.

– Je me me suis rapprochée de la superbe association Likid Chokola. A laquelle j’ai choisi d’adhérer, pour son univers, l’approche bienveillante et les valeurs véhiculées. Je vous laisse d’ailleurs aller découvrir le compte Instagram (@likidchokola) qui laisse bien transparaitre toute cette positivité.

– Récemment, pour dénoncer l’empoisonnement de nos territoires au chlordécone (pesticide, perturbateur endocrinien), j’ai vu une story, sur l’instagram d’une militante, repostant des propos de femmes atteintes de l’Endométriose « J’ai X age, et j’ai l’endométriose, ma soeur aussi, ma mère, ma tante aussi…. ». Constater la quantité de femmes. Leur âge. Ça m’a étonné, touché, et donné envie d’en savoir plus. Avoir des chiffres à l’échelle locale. Connaitre leur histoire, la prévalence de l’Endométriose ici.

– J’ai ensuite ressenti le besoin irrépressible de mettre ma pierre à l’édifice. Agir à mon échelle.

Puis il y a eu un élément déclencheur qui m’a fait sauté le pas fin février 2020. Une très bonne amie (@reines_des_temps_modernes), qui travaille beaucoup sur l’afro-féminisme et la représentation de la femme noire, qui me partage son envie de créer un format d’évènements sur la thématique du Corps des femmes, avec une thématique par édition. Souhaitant commencer par la thématique de l’Endométriose, elle me soumet l’idée de bosser avec elle sur cette 1ère édition.

Et là l’idée nait : J’aurais bien aimé proposer aux femmes présentes un petit questionnaire sur leur vécu de la pathologie… (tout à été très vite, je cherche un nom de concept, je crée le compte instagram @monendoamoi). Puis Ça aurait été bien que le questionnaire soit dématérialisé! Mais oula je ne m’y connais pas…

3-Pourquoi une approche surtout du point de vue de l’expérience ?

Tout simplement parce que pour savoir ce qu’est l’endométriose (scientifiquement), il suffit de taper sur Google. Trouver la définition, regarder les illustrations.

Après en sachant qu’il y a plusieurs formes, souvent propres à chacune, seul un gynécologue peut donner à sa patiente des recommandations médicales adaptées à la particularité de son cas.

Pour ma part ce que j’ai voulu ajouter, c’est que moi-même j’ai cherché : des avis, des explications, des exemples, des histoires « du point de vue de l’expérience de la femme atteinte ». Son vécu, ses ressentis. Pour déjà se sentir moins seule. Se situer. Mieux comprendre.

4- Lorsque j’ai témoigné j’ai aimé ce sentiment de liberté et de pouvoir dire ma réalité de l’endométriose. J’ai pu parler de la maladie d’un point de vue psychologique . Penses -tu que l’on donne suffisamment la parole aux femmes atteintes d’endométriose et plus spécifiquement à celles qui vivent en Guadeloupe ?

Je ne pense pas qu’il faille s’attendre à ce qu’on nous donne la parole. Je pense que c’est à nous même de prendre la parole, à notre échelle, en commençant par exemple avec notre entourage ,des connaissances. des collègues.

Alors c’est sur que ce n’est pas évident. C’est tout un processus. L’endométriose touche quand même à l’intimité. En parler comme ça librement. Parler de soi, de son parcours, de ses souffrances. Ce n’est pas forcément facile. Encore moins publiquement. Alors on n’est pas obligée de tout dire. Ni même de parler de notre cas forcément. Mais c’est important de faire connaitre l’endométriose (et d’ailleurs toutes les autres pathologies et troubles mis sous silence). Afin que l’autre (qui n’est pas concerné directement) connaisse son existence, soit sensibilisé. Afin que quelqu’un qui présente des symptômes similaires soit à même de s’interroger, de poser des questions à son médecin, et d’insister s’il le faut.

Comme m’a dit la présidente de Likid Chokola « Toutes les initiatives sont les bienvenues ». Et c’est tellement vrai!

3 raisons de participer aux ateliers d’écriture en ligne de LaNouvelleSam

 

image : LaNouvelleSam.com

Soyons honnêtes , le confinement dont nous sortons progressivement a eu cela de bon ,nous avions du temps et donc la possibilité de faire un certain nombre d’activités que nous aurions sans doute remis à plus tard en temps normal.

J’en ai donc profité pour participer à trois ateliers très différents (je vous parlerai des deux autres une autre fois) qui tous les trois m’ont beaucoup apporté.

Parmi ceux ci , l’atelier d’écriture en ligne de la Nouvelle Sam auquel j’ai assisté deux fois .

Voilà les trois raisons qui font que je vous recommande à vous aussi de tenter l’expérience.

1- Stécy Lancastre remet de l’humain dans le virtuel

Dans un monde où les nouvelles technologies ont tendance à nous séparer , Stécy Lancastre journaliste ,auteur du blog La NouvelleSam et animatrice de l’atelier d’écriture a eu la bonne idée de les utiliser pour nous rassembler.

L’espace d’un instant (2h) , fini le confinement , me voilà faisant partie d’une petite communauté de femmes qui écrivent .

J’avoue avoir particulièrement apprécié cet aspect des choses.

L’autre élément que j’ai beaucoup aimé lors de cet atelier , c’est le partage , partage des réalisations des une et des autres .

J’ai eu la joie de découvrir des plumes magnifiques , j’ai été portée par des récits à la fin desquels je me suis retrouvée bien souvent à dire, c’est déjà fini?! Il y a eu aussi de nombreux partages autour de la littérature , Maryse Condé, Amélie Nothomb , Danielle Steele et bien d’autres .

Mais plus encore ,et ce sont sans doute là les partages les plus précieux, nombreuses sont celles à s’être confiées sur leur souvenir personnel à l’origine parfois de leurs écrits.

Je garde ainsi en tête une participante qui les larmes aux yeux évoquait son père dans l’une de ses histoires

2- Bienveillance , disponibilité et ouverture d’esprit sont les maîtres- mots

Stécy Lancastre a dispensé plusieurs ateliers d’écriture durant le confinement .

Elle a réunis plus de 80 participants.

Si les ateliers d’écriture ont aujourd’hui le vent en poupe, celui de Stécy doit sa réussite à trois éléments : bienveillance, disponibilité et ouverture d’esprit.

Toutes les participantes étaient appelées à faire preuve de bienveillance d’abord envers elle -même puis envers les autres .

Cela m’a ainsi permis de me laisser aller tout en sachant que je ne serais non pas critiquée mais conseillée , toujours de manière très juste et dans la bonne humeur bien sûr !

Stécy est non seulement bienveillante mais elle est aussi disponible .

En plus de son activité de journaliste elle a trouvé le temps de relire les écrits des participants qui souhaitaient un regard plus détaillé sur leur travaux leur permettant ainsi d’aller encore plus loin.

Elle a même organisé à la demande d’une participante un autre atelier .

Lors de cette seconde session le sujet d’écriture était donné plusieurs jours à l’avance , permettant ainsi à ceux qui le désirent de travailler avec plus de liberté et sans contrainte de temps.

Stécy est journaliste et également auteur d’un blog .

Celui -ci, créé en 2015 est la meilleur vitrine qui soit de son travail .

Croyez moi , elle s’y connaît en écriture .

A la fin de ses ateliers elle n’hésite pas à distiller ses précieux conseils , fruits de ses années de pratique.

Tout cela n’empêche pas Stécy de rester ouverte d’esprit et de laisser ainsi les participants se dispenser des conseils entre eux .

Elle ne s’érige jamais en chef tout puissant et laisse à celui ou à celle qui souhaiterait dispenser un conseil avisé à l’un de ses pairs la possibilité de le faire.

 

3- Développer sa créativité

S’il y a bien une chose que j’apprécie dans les ateliers d’écriture auxquels j’ai déjà participé , c’est la joie qu’en retire les participants .

D’où vient cette joie me direz vous ? Et bien tout simplement du bonheur de se trouver un talent , un style , une voix quand bien souvent on pensait ne pas en en avoir du tout .

Encore une fois , en participant à l’atelier de la nouvelle Sam ce petit bonheur était présent.

S’il est vrai que je m’intéresse depuis déjà un certain temps à l’écriture créative , je n’avais jamais osé sauter le pas pensant ne rien n’avoir à apporter au monde de la littérature et craignant de plagier les auteurs qui m’enchantent au quotidien.

L’impression que j’ai eu lors de cet atelier est que nous avons tous une créativité qui nous est propre ,libre à nous de la développer sans crainte.

Nombreuses furent les participantes à découvrir qu’elles avaient une écriture plutôt psychologique , poétique ,humoristique ou qu’elles employaient certes des techniques utilisées par de grands auteurs mais qu’elles savaient aussi s’en détacher et rajouter leur petit grain de sel.

Je ne vous ai volontairement pas parlé dans les détails des exercices que propose Stécy .

Je vous laisse le soin de les découvrir et de vous en faire votre propre idée.

Pour cela n’hésitez pas à suivre la nouvelle Sam sur sa page instagram ainsi que le blog  LaNouvelleSam.

 

 

 

J’ai lu : Comme des colonnes sculptées : le célibat un chemin d’espérance

photo : Edition Emmanuel

Et si on parlait lecture et foi chrétienne ? J’irais même plus loin, si on parlait à la fois , lecture, foi chrétienne et célibat ? Ambitieux hein? Bon allons-y!

Il n’est pas rare dans les milieux chrétiens d’entendre parler de vocation et plus particulèrement de vocation au mariage . Le mariage constitue en effet un moyen parmi d’autres de vivre cette aspiration propre à tout chrétien : devenir saint .

Construire un couple , une famille , faire grandir des enfants , accompagner un conjoint , voilà un noble projet.

Si vous manifestez votre aspiration au mariage , vous serez invité à prendre le chemin vers celui ci , on vous encouragera à chercher un conjoint et à entamer un cheminement vers le mariage.

Jusque là tout paraît simple.

Mais que se passe t il lorsque le mariage ne vient pas tout de suite ? Que se passe t il lorsque la route s’avère plus longue que prévue ?

 

S’il faut déplorer (selon moi ) le manque, voir l’absence d’accompagnement dans nos paroisses de ceux qui aspirent à se marier  ,on ne peut cependant pas nier le foisonnement d’ouvrages sur le sujet.

Si vous avez pris le temps de vous intéresser à la chose, vous avez peut-être remarqué qu’il existe des livres qui vous appellent à la résignation à l’acceptation du célibat comme la croix que vous devez porter or nous le savons tous le célibat s’il n’est pas choisi n’est pas une vocation car comme la bible le dit  « il n’est pas bon que l’ homme soit seul »(Gn 2,18) .

D’autres livres vous enseignent comment faire des rencontres de toutes les manières possibles et imaginables ,certains relatent toute la préparation avant le mariage d’un point de vue morale mais aucun d’entre eux ne pénètre le coeur du mystère suivant: Pourquoi cette attente?

 

Dans Comme des colonnes sculptées , Claire de St lager ne se risque pas sur ces terrains qui ignorent les souffrances des célibataires mais tente de traiter au plus près de la réalité du coeur humain et avec une formidable délicatesse ce mystère , cet espace parfois creusé dans les larmes , véritable chemin d’espérance qui une fois habité s’avère être une belle marche avec Dieu ,une entrée dans la plénitude de l’être pour mieux vivre le mariage.

Avant de vous parler du livre, je voudrais vous parler de son auteur.

Qui est Claire de St Lager ?

photo : isha formation.fr

Je suis tombée par hasard sur cette jeune femme  en visitant le site Hozana.org qui proposait une neuvaine à St Joseph, neuvaine écrite par Claire elle – même.

Claire de St Lager est la fondatrice d’Isha formation une plateforme sur laquelle elle propose des formations dont le but est de « libérer le féminin et de permettre à chaque femme de retrouver l’unité et de rayonner » .

J’ai eu la chance de participer au cycle Yapha spécial confinement autour du corps féminin, je vous en parlerai dans un autre article.

Claire de St Lager est aussi l’auteur de  La voie de l’amoureuse , désir , intériorité, alliance un essai sur le féminin d’un point de vue spirituel, émotionnel ,corporel et du point de vue de la découverte des talents.

Le livre

Comme je le disais, j’ai déjà lu un certains nombre d’ouvrages chrétiens sur le célibat et le livre de Claire est pour moi de loin le meilleur.

Le titre Comme des colonnes sculptées  est un extrait du psaume 143 qui compare les filles du royaume à des colonnes sculptées qui soutiennent un palais à l’image de l’épouse qui avec son époux soutient le mariage, chemin de sainteté bien plus grand qu’eux.

Dans son livre Claire ne propose pas une solution clé en main pour sortir de son célibat , ni un condensé de prières pour réclamer la venue de l’être cher, il s’agit plutôt d’une exploration de la meilleure manière qui soit d’habiter cette saison de la vie afin de se rencontrer soi mais également de rencontrer Dieu et de faire de tout cela une force dans notre prochaine saison de vie , un ciment qui permet à la colonne sculptée que nous sommes de soutenir le palais.

En effet, selon l’auteur il est indispensable de se laisser travailler par dieu durant cette période afin d’être bien préparée. Il s’agit de vivre ce célibat comme un pélerinage et non comme une menace ,d’apprendre à s’enraciner dans son identité afin de la communiquer à l’autre du mieux possible .

L’auteur y évoque également le célibat comme un chemin de pauvreté ,chemin privilégié vers dieu , chemin qu’emprunte celui qui ne possède rien mais qui reçoit tout de dieu.

La solitude du célibat mais également les déceptions et les souffrances que rencontre le célibataire durant son pélerinage sont traitées comme des lieux d’unification de l’être , afin de parvenir à une acceptation pleine et entière de qui nous sommes .

Bien évidemment , l’espérance n’est pas en reste puisqu’elle apparaît dans le titre.

Bien qu’il faille la distinguer de l’espoir humain Claire n’en propose pas une description ,elle présente plutôt ce qu’elle nécessite : un changement de rapport au temps , un abandon de toute projection, un abandon total , abandon qui ne se décrète pas mais qui se vit en étant convaincu que le chemin que nous parcourons dans l’attente et parfois dans les larmes nous transforme et transforme le monde avec nous.

L’action de dieu est invisible pour les yeux mais se dévoile quand l’heure est venue.

Les mots de Claire sont à l’image du sujet ,délicats, choisis, au plus près de ce qui vivent les célibataires, elle y parle de désirs, de persévérance , de questionnement autour de notre mission en tant qu’être humain (la question de la mission est d’autant plus à la portée du célibataire car il a le temps pour cela) et aucun tabous n’est évité comme par exemple la douloureuse question du deuil de la maternité pour les femmes lorsque le mariage survient à un âge où il n’est plus possible de porter un enfant.

Je concluerai en disant qu’il serait trop long de vous parler en entier du livre tant il regorge de vérités, d’humanité, de richesse mais aussi d’espoir.

Il se veut être un véritable appel à faire confiance à Dieu non pas une confiance passive mais une confiance pleinement active en ayant la conviction d’être transformée par le seigneur qui nous prépare dans le silence à autre chose afin de faire de nous une manifestation de la parole qui dit «  Remet ton sort dans le seigneur , compte sur lui il agira » (ps 36, 5)

La lecture de  Comme des colonnes sculptées  m’a apporté un autre regard sur mon célibat ainsi que sur celui de tout ceux qui traversent cette période , un regard rafraichi, rénové, plein de joie .

Et vous ? Quel regard portez vous sur votre célibat? Y’a t il un ouvrage qui a changé votre regard sur celui-ci ?

 

3 conseils pour un déconfinement réussi !

Ca y est ! Plus que quelques heures avant que nous puissions tous gambader joyeusement sans attestation dérogatoire gantés et masqués !

Si pour beaucoup nous étions inquiètes à l’annonce du confinement , nombreuses sont celles(comme moi!) qui silencieusement craignent le déconfinement synonyme de retour à une certaine réalité.

Voici quelques conseils pour optimiser cette nouvelle saison et en faire une période bénie.

Conserver ses nouvelles habitudes

Le confinement a été l’occasion de passer beaucoup plus de temps dans la présence de Dieu .

Bien souvent , le Seigneur nous a parlé et nous a enseigné de nouvelles choses et nous avons envie de poursuivre ces doux moments d’échange avec notre père céleste.

Mais, voilà ,notre ancienne vie version « fast food » frappe de nouveau à notre porte.

Ainsi, peut être aviez vous pris l’habitude de vous coucher plus tôt pour être debout aux aurores et prier 1h voire 1h30 ?

Peut -être aviez vous compris que vous deviez passer plus de temps avec votre famille et de ce fait, vous échangiez régulièrement avec vos parents ou votre compagnon ou peut être faisiez vous de la préparation des repas des moments de qualité ?

Peut -être que comme moi le Seigneur vous a fait comprendre que vous deviez travailler tel ou tel fruit de l’Esprit et que vous commenciez à peine à vous mettre à la tâche ?

Peut -être aussi aviez vous enfin instauré cette journée dédiée au Seigneur qu’il vous réclamait depuis si longtemps ?

Hé bien continuez !

Réorganisez votre vie post confinement autour de ces nouveaux éléments et faites en sorte qu’ils s’ancrent définitivement dans votre quotidien.

Vous ferez des temps à venir, des temp meilleurs .

S’abandonner réellement à dieu

Les prochains mois sont une période remplie d’incertitudes et nous n’avons pas réellement d’emprise sur ce qui se passera.

Nous serons amenés à nous redécouvrir , à redécouvrir également nos amis , nos collègues et peut être même des membres de notre famille que nous n’avons pas vus depuis longtemps.

Voilà l’occasion de s’abandonner complètement à Dieu ainsi qu’à l’Esprit saint et de pratiquer ce fameux lâcher-prise avec lequel nous avons tant de mal.

L’Esprit aura peut être à vous parler à propos de votre vie, de vos projets , de votre entourage et vous aurez besoin sans doute de vous confier à lui .

Peut être vous sentirez vous mal à l’aise ou incompris lors de la reprise , peut -être aurez vous des besoins particuliers.

Courez vers l’Esprit ! Soyez à l’écoute ! Lâchez vous et répandez votre coeur devant lui afin qu’il vous transforme, qu’il vous conseille et qu’il fasse de vous une créature nouvelle et sereine.

Vivre la parole biblique

« N ‘ayez pas peur » sont paraît- il les mots les plus répétés de la bible.

On les retrouverait 365 fois , soit une fois par jour de l’année.

Le confinement avait pour bon côté de calmer notre peur , peur de tomber malade, peur de contaminer nos proches , peur de les voir mourir ou de mourir nous même.

Le retour à une vie professionnelle et la nécessité de devoir sortir tout en cohabitant avec le virus exacerbent chez certains ce sentiment de peur.

Et si vous décidiez de prendre au mot la parole de Dieu ? Relisez votre bible et recensez les différentes apparitions de ces fameux mots .

Prenez chaque jour une bonne dose de « n’ayez pas peur » et vous vivrez sans doute un déconfinement plus apaisé.

Pourquoi j’ai décidé de devenir minimaliste après le confinement

Comme tout le monde cette période de confinement m’a amenée à prendre mon lot de bonnes résolutions(j’espère vraiment les tenir hi!hi!)  et parmi celles – ci j ‘ai décidé de devenir minimaliste!

Un peu facile me direz vous? Mais après un mois et demi de temps libre j’ai eu le loisir de découvrir ce concept en me promenant sur youtube ,netflix et  sur les réseaux sociaux . Voici les trois raisons qui m’on amené à vouloir le devenir.

1- J’ai testé le rangement à la Marie Kondo

 

 

Photo : Konmari.com

 

La méthode konmari ou rangement à la Marie Kondo du nom de cette japonaise auteur du livre La magie du rangement m’est apparue comme la méthode pour enfin mettre fin au désordre intersidéral (oui! oui)  qui règne dans mon dressing et c’est en regardant un documentaire sur netflix que je l’ai découverte.

Grâce à elle, et en particulier à la technique de pliage que propose Marie Kondo j’ai pu à la fois gagner de  la place dans mon armoire mais aussi faire un tri et me rendre compte que tous les vêtements qui y étaient ne m’étaient pas indispensables.

J’ai aussi compris que je n’avais pas besoin de bon nombre de ces vêtements ,  beaucoup ne m’allaient pas ou plus du tout, d’autres avaient été achetés par pur coup de tête  et n’avaient jamais été portés et certains ne correspondaient tout simplement plus à mon style actuel .

La méthode Konmari s’appuie en effet sur un principe de base : avant de procéder à tout rangement, faite une pile avec tous les objets (procédez par catégorie )en question et interrogez vous sur la valeur sentimentale qu’ils ont pour vous , interrogez vous sur la joie ou non qu’ils vous apportent.

Cette méthode m’a permis de véritablement m’interroger sur mes besoins réels en termes d’habillement, et j’ai pu me rendre compte qu’un fois sorti de ce contexte de surconsommation et de course à la nouveauté dans lequel nous sommes plongés mes besoins étaient bien moins importants que je  ne le croyais.

Cette méthode m’a également permis de commencer à envisager de profiter pleinement de ce que j’avais déjà , de chérir les vêtements que j’ai et de leur donner leur pleine valeur avant d’envisager d’en acheter d’autres.

2- J’ai découvert la chaine youtube « une vie simple et zen »

Lorsque vous commencez à vous intéressez au minimalisme ce ne sont pas les ressources  qui manquent .

Parmi toutes celles disponibles , je suis tombée sur la chaine youtube « une vie simple et zen ». Cette chaine  c’est celle d’Aurélie et de Youri un couple minimaliste depuis plusieurs années qui distille ses conseils pour vous débarrasser du superflu dans votre vie et ce à tous les niveaux.

En regardant les vidéos d’Aurélie et de Youri, j’ai eu le sentiment que le minimalisme était un bon moyen d’améliorer ma qualité de vie , de réfléchir à la manière dont je dépense mon argent mais également aux choses et aux personnes dans lesquelles je place mon énergie.

Comment parvenir à tout cela me direz vous ? Hé bien en regardant les vidéos d’Aurélie et de Youri, le minimalisme s’est avéré être à portée de main , le couple donne en effet des astuces testées par eux même(comment avoir une chambre minimaliste?Comment arriver à jeter?etc…)  pour entrer dans cette nouvelle dimension et pare aussi aux éventuelles difficultés que l’on peut rencontrer sur ce chemin vers le « less is more »( moins c’est plus).

3- J’ai commencé à penser « éthique » avec le concept store « Made by Scottie »

photo: madebyscottie.com

 

Le minimalisme c’est certes s’interroger sur la quantité de choses que l’on possède mais également sur la qualité des objets que l’on a chez soi et en particulier sur la qualité des objets que l’on donne à ses enfants .

C’est exactement ce que propose le concept store « Made by Scottie »

Ce concept store c’est l’histoire de Scottie une petite fille dégourdie  et de sa famille . Sa maman Linsey conceptrice de « Made by scottie » nous fait vivre ses aventures sur sa page instagram .

Sur son concept store  pour enfant , Linsey  propose des objets issus de l’artisanat africain qui font la promotion de la culture ,vous  y trouverez des  livres mais aussi des objets du quotidien faits main par des artisans passionnés, des objets qui du fait de leur qualité deviennent de véritables cadeaux que les enfants sont appelés à apprécier du fait de leur histoire.

« Made by scottie »  et les aventures de Scottie m’ont amenée à réfléchir non seulement à ce que je voulais pour moi  en termes de qualité de vie mais aussi à ce que je souhaite pour mes (futurs) enfants.

Je souhaite leur inculquer la valeur des objets , le fait de prendre soin de ce que l’on a, d’être conscient que le ou les objets que l’on possède proviennent d’un savoir faire , du travail de quelqu’un et qu’il faut de ce fait les chérir , les user et éliminer cette tendance à l’accumulation et au « je jette et j’achète rapidement  autre chose » que notre société nous propose.

Et vous êtes vous tentés par le minimalisme? Quelle action pourriez vous mettre en place pour aller vers une vie plus minimaliste?

Vous pouvez retrouver la chaine « une vie simple et zen » ici : https://www.youtube.com/channel/UCrZfuyYRY7siJrU4nDzvkOg

 

 

 

3 bonnes raisons d’apprendre à jouer d’un instrument de musique à l’âge adulte.

En 2017, j’ai décidé d’apprendre à jouer d’un instrument , comme dit le proverbe , « mieux vaut tard que jamais !» . Je me      suis donc mise au piano !

Si je ne suis pas encore devenue Alicia keys , et si je ne suis pas non plus prête à donner mon premier concert , la pratique du piano m’a enseigné des petites choses que je souhaiterais partager avec vous pour vous encourager vous aussi à apprendre à jouer d’un instrument . Voici mes trois bonnes raisons d’apprendre à jouer d’un instrument de musique.

 Raison numéro 1 :  Continuer à se former

On a tendance à penser qu’une fois nos diplômes acquis, notre permis de conduire en poche et notre insertion professionnelle faite il n’est plus nécessaire d’apprendre quoi que se soit d’autre.

J’aimerais vous dire que c’est faux ! La pratique de la musique et plus particulièrement du piano m’a formée à tout autre chose .

Continuer à apprendre est selon moi bon pour l’esprit et vous permettra de dévelloper vos capacités cognitives. Cela vous ouvrira égalementdes portes sur des mondes que vous n’imaginez même pas .

Lorsque j’ai commencé mes cours de piano il y a trois ans de cela , j’ai eu à écouter de la musique classique , des berceuses , je suis devenue encore plus friande de jazz j’ai appris à reconnaître les instruments en écoutant un simple morceau , j’ai engrangé de nouvelles connaissances et cela m’a gardé proche de l’apprentissage et de la recherche de la connaissance.

Rechercher la connaissance sans cesse , cela aide à compléter sa construction personnelle.

 Raison numéro 2 :  Pratiquer la persévérance

Soyons honnête, apprendre à jouer un morceau de piano ne se fait pas en deux coups de cuillères à pot ,Il faut de la PER-SE-VE-RANCE !

Hé oui ! Si vous souhaitez briller en famille ou devant vos amis en interprétant votre premier morceau , vous allez devoir faire preuve de patience et pratiquer très ,très, très souvent .

Voilà une bonne occasion de mettre en pratique cette persévérance que bien souvent nous abandonnons un petit peu trop vite dès qu’une activité semble nous résister .

Nous oublions ce processus par lequel nous sommes tous passés enfant lorsque nous apprenions à marcher, cette persévérance qui nous a permis de nous mettre debout et de ne pas rester à l’état de bébé à quatre pattes en couche !

De l’apprentissage du solfège en passant par la lecture de la partition sans parler de la lecture rythmique , du travail à la main droitet ensuite à la main gauche puis mains ensemble , vous avez déjà une petite idée du temps qu’il vous faudra pour maitriser un morceau du début à la fin et profiter du résultat.

La persévérance fait partie de ces vertus qu’il nous faut absolument déployer pour traverser cette vie , alors autant la travailleren rythme , non ?

Raison numéro 3 : Vous donner une bonne raison d’être fière de vous même                                                

Croyez en mon expérience, je n’aurais jamais cru être capable de jouer du piano lorsque j’écoutais ma sœur pratiquer son instrument au moins 1 heure tous les matins.

Se créer des occasions d’être fière de soi , franchir des paliers alors que l’on se pensait incapable de le faire parce que trop vieille, trop occupée, pas assez ceci ou cela, voilà ce que vous permettra la pratique d’un instrument à l’âge adulte.

J’irai d’ailleurs plus loin , au-delà de la fierté ce sont aussi de grandes joieque vous apporteront ces petites réussites que vous n’aviez pas vu venir .

Je me rappellerai toujours la fois où ayant appris un rythme particulièrement difficile j’avais réussis à l’appliquer dans un nouveau morceau en pratiquant sans relâche !

J’étais trop , trop fière !

Alors, allez y ! Lancez vous ! Choisissez votre instrument ou si vous en avez déjà un , partagez en commentaire ce que cela vous apporte . Il y a beaucoup à y gagner personnellement croyez moi !

 

Des mots qui font du bien

Dans la liste des ouvrages de femmes qui parlent aux femmes je voudrais vous parler d’un gros coup de coeur que j’ai eu il y a déjà deux ans de cela .

Si vous avez lu mon article sur l’autobiographie de Firmine Richard , vous savez qu’en ce moment je lis beaucoup de récits de vie écrits par des femmes.

Des mot pour un bien le livre de la blogueuse belgo-camerounaise Céline fait partie de ces ouvrages .

C’est à la suite d’un petit épisode particulier que j’ai ressentis le besoin irrépréssible de relire son livre et de m’assurer que je n’étais pas la seule à traverser ces petites difficultés que la vie nous réserve.

Comme le titre l’indique Céline livre son expérience personnelle afin d’élever ses lectrices pour les amener à avoir davantage confiance en elle.

Défenseresse de l’estime de soi , pilier de bien des domaines dans nos vies , c’est avec bienveillance que Céline nous livre ses conseils pour faire face aux différents défis de la vie d’une femme.

Qui est Céline ?

Céline c’est la grande sœur qu’on aimerait toutes avoir , d’abord blogueuse c’est sur Céline Mademoiselle.com que j’ai découvert cette jeune femme qui déjà à l ‘époque partageait avec ses photos de mode divers aspects de sa vie .

Céline , c’est une de ces femmes qui avec un jupe simple , une paire de ballerines et un chemisier ont de l’allure.

Fashion addict , adepte de ce qu’elle nomme « l’effortless style », ce sont des tenues simples mais chics qu’elle propose sur son blog.

Mais Céline ce n’est pas qu’une modeuse , c’est aussi et surtout une jeune femme de 37 ans qui sans faux-semblants et fidèle à sa devise « fashion and words as therapy » se livre sur des questions d’estime de soi, de foi , de relations ou encore d’expérience professionnelles pour aider et édifier en toute humilité.

Des mots pour un bien

Plus le temps passe , plus j’ai la conviction qu’échanger sur nos expériences est une bonne chose .

Loin de moi l’idée de vous pousser à « aller raconter votre vie » mais je reste persuadée qu’ouvrir au bon moment et aux bonnes personnes une petite fenêtre sur ce que vous vivez peut encourager, apaiser ou encore réconforter.

C’est dans cet esprit que Céline a rédigé Des mots pour un bien , son histoire, celle d’ une jeune femme camerounaise qui vit en Europe depuis presque quinze ans .

Céline comme bon nombre d’entre nous a traversé toutes ces petites épreuves qui peuvent constituer la vie d’une femme, et plus singulièrement d’une femme étrangère en Europe.

L’ouvrage divisé en 5 parties ( société, amour , travail, leçon de vie et bien -être) relate des épisodes de la vie de Céline elle y parle du manque de confiance en elle lorsqu’elle était étudiante, des difficultés administratives liées à son statut de femme immigrée , d’échecs amoureux , du regard des autres, de relations toxiques, d’ouverture à la vie, de fausse couche mais aussi de bien d’autres expériences qui lui ont permis de tirer des leçons et d’être la femme qu’elle est aujourd ‘hui.

En relisant  Des mots pour un bien j’ai particulièrement aimé la partie intitulée « Alexandre », du nom du bébé que l’auteur a perdu lors d’une douloureuse fausse couche.

Lors de ma première lecture , il y a deux ans de cela , ce passage m’avait émue et j’avais perçu dans les mots de Céline la souffrance que peut traverser une femme en attente de l’arrivée d’un enfant.

C’est avec cette fois de la joie que j’ai relu cette partie , Céline étant depuis devenue maman d’une petite Anne -Charlotte.

Si vous sentez le poids de la vie sur vos épaules ou que vous vivez une énième déception je suis persuadée que vous trouverez dans les mots de Céline un baume à appliquer sur votre coeur et peut être aussi une énergie nouvelle pour aller de l’avant , prendre soin de vous et retrouver confiance en vous .

Ce fut le cas pour moi.

Je terminerais en citant les mots de Céline elle-même , « Croyez en vous comme je crois en moi. Tant qu’il existera des raisons nobles dans ce que que nous entreprenons nous y arriverons j’en suis certaine. »

Vous pouvez vous procurer le livre de Céline sur le livre en papier.com

Vous pouvez également retrouver Céline sur son blog célinemademoiselle.com sur sa chaine youtube et sur sa page instagram du même nom.

 

3 comptes instagram que j’ai découverts après une semaine de confinement


En cette période de lutte contre le coronavirus , les réseaux sociaux sont plus que jamais nos meilleurs amis.
Bien souvent , ils sont nos seuls moyens de rester en contact avec nos proches voire même de rester en contact avec le monde extérieur.
S’il faut tout de même faire attention aux temps que nous passons sur ceux -ci (lumière bleue, addiction etc…. .) ils peuvent être l’occasion de s’intéresser à de nouveaux sujets et également de découvrir des instagrameurs édifiants et inspirants.
Je partage avec vous le compte de trois instagrameuses que j’ai eu la chance de découvrir après une semaine de confinement.

Marjo Laine

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Photo : m-et-vous.fr

C’est en trainant sur l’insta de Gaelleprudencio , une instagrameuse body positive que je suis depuis déjà un certain temps que j’ai entendu parler de Marjolaine .
Marjolaine c’est une coach en image multi-taille, multi ethnique. à la tête de l’agence de conseil en image Marjolaine et vous.
Sur son compte instagram, elle souhaite faire la promotion de la valorisation , de l’estime et de la mise en beauté de la femme.
Marjolaine, se sont des réflexions sur la vie , sur les complexes, la beauté des femmes, se sont également des looks au cas où vous chercheriez l’inspiration pour vous habiller lorsque la période de confinement sera levée.

Marjolaine propose d’ailleurs des ateliers visio-morpho spécial confinement. Durant ces séances en groupe ou en individuel, elle vous aidera à déterminer votre morphologie et de faire de celle -ci votre atout. Tout cela dans en toute bienveillance.

Marjolaine ce sont aussi des lives ( j’adore les lives!)sur les sujets qui concernent divers domaines de nos vies mais aussi du partage d’expérience pour édifier. 
Rendez- vous donc tous les dimanches soirs !
C’est d’ailleurs ainsi que j’ai rencontré cette femme douce, bienveillante et inspirante .
Le dimanche 15 mars , elle a délivré un live que je jugerais d’utilité publique .

Elle y parlait avec douceur , émotion et vérité de son combat contre les fibromes, de son désir d’enfant , de la congélation des ovocytes et de la nécessité de s’interroger assez tôt et avec honnêteté sur son désir d’enfant et sur toutes ces questions qui font partie de la vie d’une femme.

Les petits Mots de Coco


Si comme moi vous aimez écrire vous trouverez votre bonheur sur la page instagram les petits mots de coco.
Coco mondésir , jeune auteur guadeloupéenne distille ses textes plein de poésie sur la vie , l’amour , dieu .
Ses textes parlent d’elle , de nous , de vous , de moi .
Vous y trouverez des livres à lire , des réflexions et vous prendrez plaisir à rentrer dans la contemplation de ses mots , mots qu’elle sait si bien articuler.
En cette période de confinement , Coco propose un atelier d’écriture le mardi et le jeudi .
Rendez- vous sur sa page !

Thérapie pour afrodescendantes

thérapie pour afrodescensantes

Depuis environ deux ans , je m’intéresse à la santé mentale des femmes.
Dans notre société guadeloupéenne , la santé mentale fait parfois partie de ces sujets taboos , cachés et voir un thérapeute fait encore et à tort bien souvent l’objet de jugements négatifs.
Peu de gens et en particulier peu de femmes osent en parler de peur que cela soit perçu comme une marque de faiblesse face à des défis que nous présentent la vie et qui il faut le dire sont loin d’être faciles  .
C’est donc avec joie que j’ai découvert therapie_pour_afrodescendantes un compte ouvert par Jessica Galanth celle qui mène cette page que je juge également d’utilité publique.
Si vous souhaitez en savoir plus sur Jessica Galanth vous pouvez écouter le podcast  j’peux pas j’ai thérapie  .
therapie_pour_afrodescendantes et  j’peux pas j’ai thérapie  vont de pair. Via ces deux médias , Jessica Galanth distille des ressources pour la santé mentale des femmes noires afin de les aider à mieux traverser cette vie.
Et en cette période de confinement qui risque de durer ,vous trouverez déjà de quoi mieux vivre ce qui pour certaines peut s’avérer être une période très difficile….
Si vous souhaitez mieux utiliser les réseaux sociaux et que votre curiosité a été piquée n’hésitez plus ! Direction instagram !

Firmine écrivain !

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Mes lectures sont bien souvent en rapport avec ce que je vis et à l’aube de mes 30 ans , je ressens désormais le besoin de lire davantage de récits de vie et tout particulièrement de récit de vie de femmes.

C’est donc avec joie que je suis tombée sur Ce qui t’est destiné, le courant ne l’emporte pas l’autobiographie de Firmine richard alors que je me promenais dans les allées de la librairie Générale de Pointe à pitre, essayant de tuer le temps avant un rendez vous.

Firmine qui ? Mais oui ! Firmine Richard ! Les fans de « La première étoile » auront reconnu bonne maman la mère de Jean Gabriel Elizabeth le héro du film.

Bien au-delà de la simple bonne maman du film, c’est une femme courageuse, authentique, audacieuse et libre que j’ai découvert tout au long de ces 247 pages bien loin de la vedette de cinéma que l’on pourrait imaginer.

Je partage avec vous toutes les leçons de vie que j’ai tirées de de cette lecture ô combien riche.

Leçon numéro 1 : toi même tu resteras.

Firmine Richard est une femme de Guadeloupe , profondément attachée à sa culture et à son île .
Si vous avez eu la chance de la voir sur grand écran , vous connaissez son accent chantant bien de chez nous, accent qu’elle n’a eu de cesse d’afficher sur les plateaux de plusieurs grandes productions françaises.

Firmine Richard est donc née Guadeloupéenne et pointoise et selon elle il n’y a là point de hasard mais simplement l’oeuvre du destin comme bien des choses dans sa vie .

Il me semble important de mentionner le fait que Firmine vient au monde durant l’année de la départementalisation, elle a donc faillit naître colonisée comme elle le dit si bien et connaît donc bien cette Guadeloupe d’antan , celle de ces français bien à part qui apprenaient la langue française à l’école.

Si c’est la commune de Pointe à Pire qui l’a vu naître, c’est du Gosier que Firmine Richard et sa famille sont originaires.

Enfin , c’est en France métropolitaine que sa carrière s’est construite mais Firmine Richard n’a eu de cesse de porter sa Guadeloupe et son terroir dans son coeur , tentant d’y rester définitivement et y revenant chaque fois qu’elle le pouvait .

Leçon numéro 2 : en ton destin tu croiras.

Le titre en français de l’autobiographie de Firmine n’est autre que la traduction du proverbe créole « Sa ki la pou w dlo pa ka chayé i » et le moins que l’on puisse dire c’est que dans la vie de Firmine Richard il ne semble pas y avoir de hasard mais uniquement des rendez- vous .

De sa naissance dans une famille modeste qui lui apportera cette humilité mais également cette considération pour tous en dépit des origines ou de la notoriété en passant par son passé de femme battue qui contribuera par la suite à son profond sens de l’engagement pour la cause , rien ne semble avoir être le fruit du hasard dans la vie de notre comédienne antillaise.

Et si vous vous demandez comment cette femme employée du conseil régional de Guadeloupe s’est retrouvée à jouer auprès d’une vedette du cinéma français(Daniel Auteuil) , là encore point de hasard mais bien une rencontre ou plutôt deux , celles de Evy Figliolini et de Coline Serrau réalisatrice de « Romuald et Juliette ».

La vie de Firmine Richard est loin d’ être un fleuve tranquille.

Les difficultés y ont été nombreuses .

Il faut retenir une chose cependant , ni le racisme, ni les violences conjugales, ni les déceptions dans sa vie de femme, ni le regard des autres n’ont empêché Firmine Richard de penser qu’elle avait droit au bonheur , qu’elle avait le droit de prétendre à ce qui lui plaisait, de croire en son destin.

Leçon numéro 3 : audacieuse tu seras.

L’audace est définitivement la vertu qui selon moi caractérise Firmine Richard , car si le cinéma lui a tendu les bras c’est bien en se montrant audacieuse que la guadeloupéenne a réussi à y rester.

Car vous vous en doutez bien , rien n’a été simple mais Firmine Richard n’a eu de cesse de se présenter là où personne ne l’attendait .

Après un premier rôle dans « Romuald et Juliette » voilà notre employée du conseil régional décidée à poursuivre une carrière dans le cinéma , Firmine devient comédienne !

Son parcours semé d’embûches ne l’aura pas découragée et même si le temps d’attente entre deux rôles pouvait s’avérer long( 3 voire 4 ans) la guadeloupéenne n’aura eu de cesse de continuer .

J ai beaucoup apprécié le récit des 6 mois passés au Lee Strasberg theatre (Los Angeles) en formation pour appréhender les bases indispensables du métier de comédien.

Elle n’a pas hésité à faire une demande de bourse d’étude au ministère des affaires étrangères pour financer sa formation.

J’ai aussi beaucoup aimé le récit de sa seconde venue au Festival de Cannes, cette fois sans film à présenter , elle n’a pas hésité à faire des pieds et des mains pour obtenir un logement et une accréditation.

Elle y a fait des rencontres marquantes , Spike Lee, Denzel Washington …..

Point de limite pour Firmine Richard et c’est ce qu’il faut retenir pour nous -mêmes.

Leçon numéro 4 : un engagement pour les causes qui te tiennent à coeur tu prendras.

Notre guadeloupéenne est une femme engagée et n’hésite pas à s’exprimer pour de nombreuses causes.

Sa participation à l’ouvrage collectif pour dénoncer le racisme dans le cinéma français « Noire n’est pas mon métier » , son engagement politique pour défendre les intérêts des ultramarins à la mairie de Paris , son engagement en tant qu’ambassadrice à la fondation des femmes pour lutter contre les violences faites aux femmes voilà autant d’ exemples d’investissement de Firmine Richard pour des causes qui bien souvent font écho à sa propre expérience de femme ou plus simplement d’être humain.

Son partage d’expérience nous amène nous aussi à réfléchir aux causes qui nous parlent .

Pour quelles raisons seriez vous prêt(es) à vous engager ? Qu’est ce qui vous révolte ?

Quelles sont les questions ou débat que vous souhaiteriez voir mis sur le devant de la scène ?

Je conclurai en disant que Firmine Richard nous appelle à ne pas nous cantonner à notre condition d’origine, à faire preuve de volonté, d’audace et de courage et à saisir les occasions que nous présente le destin.

Puisez au fond de vous même l’énergie pour tirer du positif de ce qui vous arrive.

Dans le prologue de son autobiographie, Firmine Richard dit vouloir « être utile à vivre et à rêver », je vous souhaite de trouver dans son ouvrage de quoi le faire !

Odile