Creole groove, creole jazz ,creole soul .

 

creole-soul

Creole, creole , creole…, voilà l’adjectif qui caractérise sans doute le mieux Etienne Charles et son album Creole soul.

Le quatrième opus du trompettiste trinidadien se veut être un hommage à l’identité créole.
Identité qu’il a décidé de faire sienne dès la publication de son tout premier album Culture Shock.
Un album dans lequel il mêle le jazz et les musiques caribéennes.

Membre de la jeune garde du jazz, Étienne Charles en est à son quatrième album , et a collaboré à des projets aussi différents que Jazz racine Haïti de Jacques schwarz-Bart ou New Song du contrebassiste israélien Omer Avital , contrebassiste à la tournée duquel il a  participé le mois dernier en France.

 

Des musiciens venus d’horizons divers

Etienne Charles décrit son album comme un melting -pot, un mélange d’influences .

Pour donner vie à ses compositions, il s’est entouré de musiciens venus d’horizons divers et a ainsi fait du mot « diversité » sa ligne de conduite.

Ainsi , on retrouve à la manœuvre sur le projet les américains Kris Bowers et Ben Williams respectivement pianiste et contrebassiste tous deux lauréats du prestigieux prix Thélonius Monk, le saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz -bart , Obed Calvaire , batteur américain d’origine haïtienne ,Brian Hogans au saxophone alto ,Alex Wintz à la guitare , et le trinidadien D’Achee aux percussions .

Il faut aussi noter la présence d’une voix sur ce projet, celle d’Erol Josué , chanteur , danseur, prêtre vaudou et directeur général du bureau national d’ethnologie en Haïti.

L’artiste présente lui même dans ce trailer tous ceux qui l’ont accompagné et détaille les grandes lignes de son projet :

S’il fallait décortiquer l’album d’Etienne Charles , je dirais que Creole Soul c’est un bonne dose de groove,une louche d’hommage aux anciens, une cuillerée de regard sur les caraïbes ,un filet d’ onirisme.

Du groove, en veux-tu en voilà !

Ca swingue, ça danse , ça groove ! Il me semble difficile de parler autrement de ce que l’on peut entendre sur ce projet. Dès le premier titre, « creole » l’auditeur est plongé dans cet univers coloré et métissé rythmé par la voix puissante et les déclamations saccadées en créole d’ Erol Josué. Il doit très vite y trouver ses repères et se conformer à ce groove omniprésent.

Regarder vers le passé, tirer de l’expérience des anciens, leur rendre hommage .

Étienne Charles est de ces jeunes musiciens diplômés qui n’en oublient pas pour autant leurs illustres prédécesseurs et la manière dont ceux-ci les ont aidés à forger le musicien qu’ils sont devenus aujourd’hui .
Bien que l’album soit majoritairement constitué de compositions originales, quatre des titres sont des reprises de légendes de la musique.

Le romantique « Turn your lights down low » de Bob Marley est rejoué mais cette fois à la trompette. En voici une version live filmée à New-York lors du concert donné à l’occasion de la sortie de l’album:


Thelonius Monk le célèbre pianiste et compositeur de grands standards du jazz est lui aussi mis à l’honneur avec une reprise de « Green chimneys » à laquelle Étienne Charles rajoute sa propre sensibilité.

Le standard reggae « you don’t love me no more » de Dawn Penn est aussi repris, l’auditeur a droit à une version instrumentale.

Le calypso « Memories » du légendaire Mighty Sparrow est  remis au goût du jour et cette fois dans une version jazz instrumentale.

From one island to another island .

Le tube soca de la Trinidadienne Nadia Batson m’inspire le titre de cette troisième partie.
Etienne Charles lui aussi originaire de Trinidad passe d’un territoire à l’autre et met en avant la musique de certaines des îles qui composent l’arc antillais.

Haiti est la première île dans laquelle l’auditeur fait escale avec la voix d’Erol Josué et un hommage aux chants vaudous dans le titre « Creole ».

C’est ensuite en Jamaïque que nous sommes invités à nous arrêter avec les titres « Turn your lights down low, » et « You don’t love me no more »

Enfin, l’artiste n’en oublie pas ses racines martiniquaises et rend ainsi hommage à son arrière grand-père originaire de l’ile française des caraïbes en ajoutant des chants et des tambours bèlè(musique traditionnelle martiniquaise) au titre « Roots ».

Rêves et réalités

Je terminerais enfin en disant que le jazz étant une musique de création et d’improvisation la musique d’Etienne Charles appelle chacun à utiliser son imaginaire, l’onirisme est maître dans des compositions telles que « the folks » ou encore « midnight ».

 

Laissez vous prendre par la soul créole d’Etienne Charles et devenez vous-même créole!

 

 

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